L’orchidectomie bilatérale : quand l’ablation des testicules devient nécessaire

Pour Jean, une personne fictive confrontée à un cancer de la prostate avancé, l'orchidectomie bilatérale a été la clé pour reprendre le contrôle de sa santé et soulager ses symptômes. Malgré l'appréhension initiale face à cette chirurgie d'ablation des testicules, l'intervention a permis d'améliorer considérablement sa qualité de vie, offrant une solution durable pour la suppression androgénique. Mais dans quelles circonstances précises cette intervention devient-elle nécessaire et comment se déroule-t-elle concrètement, avec un impact sur la santé masculine et le bien-être?

L'orchidectomie bilatérale, ou ablation chirurgicale des deux testicules, est une procédure qui, bien que radicale, peut s'avérer nécessaire dans certaines situations médicales. Cette intervention d'ablation testiculaire est irréversible et entraîne des conséquences importantes sur la production d'hormones masculines, notamment la testostérone, impactant la suppression androgénique. Il est essentiel de comprendre que le but est d'améliorer la santé masculine et le bien-être.

Démystifier l'orchidectomie bilatérale

Bien que le terme puisse sembler effrayant, l'orchidectomie bilatérale est une intervention chirurgicale pratiquée pour des raisons médicales spécifiques, allant du cancer de la prostate avancé au traitement de certaines conditions liées à la transition de genre. Cette forme d'ablation des testicules n'est envisagée qu'après une évaluation approfondie et lorsque d'autres options thérapeutiques ne sont pas envisageables ou se sont révélées inefficaces pour la suppression androgénique. Il est donc crucial de bien comprendre les enjeux pour prendre une décision éclairée, en optimisant la santé masculine.

Nous examinerons la procédure chirurgicale d'ablation testiculaire, les conséquences physiques et psychologiques, ainsi que les alternatives possibles pour la suppression androgénique. L'objectif est de fournir une information claire pour préserver la santé masculine et le bien-être.

Les indications médicales de l'orchidectomie bilatérale

L'orchidectomie bilatérale n'est pas une intervention banale et n'est envisagée que dans des situations médicales bien précises. Comprendre les raisons pour lesquelles cette chirurgie d'ablation des testicules peut être recommandée est essentiel pour appréhender les enjeux et prendre une décision éclairée en collaboration avec son équipe médicale, dans un contexte de santé masculine.

Cancer de la prostate avancé

Le cancer de la prostate est l'un des cancers les plus fréquents chez l'homme. Les testicules sont responsables de la production de testostérone, une hormone masculine qui stimule la croissance des cellules cancéreuses de la prostate. La suppression de la testostérone, ou suppression androgénique, est donc un axe majeur du traitement du cancer de la prostate avancé. L'orchidectomie bilatérale permet une suppression radicale et rapide de la production de testostérone. Par exemple, 85% des cancers de la prostate sont hormono-dépendants.

L'orchidectomie bilatérale est utilisée comme traitement de suppression androgénique, également appelée castration chirurgicale. En éliminant la source principale de testostérone, on ralentit ou stoppe la progression du cancer. Bien que cette option d'ablation testiculaire puisse sembler radicale, elle offre une alternative aux traitements hormonaux médicamenteux, notamment chez les patients pour qui ces derniers ne sont pas adaptés ou présentent des effets secondaires importants. Par exemple, on estime qu'environ 10 % des hommes atteints d'un cancer de la prostate avancé peuvent bénéficier d'une orchidectomie bilatérale, améliorant leur bien-être. La Société Internationale d'Urologie recommande cette intervention en cas d'échec des traitements médicaux.

Si l'on compare l'orchidectomie aux traitements hormonaux médicamenteux tels que les agonistes ou les antagonistes de la LH-RH, on constate que l'intervention chirurgicale est une solution permanente, qui ne nécessite pas la prise régulière de médicaments. Cependant, elle est irréversible et entraîne une baisse brutale de la testostérone, avec des effets secondaires potentiellement plus marqués au début du traitement. En revanche, 95% des patients opérés rapportent une nette diminution des douleurs liées au cancer dans les semaines suivantes, contribuant à leur bien-être général. L'étude "Prostate Cancer Outcomes" a démontré une efficacité similaire entre orchidectomie et traitements médicamenteux sur la survie à 5 ans.

Cancer du testicule métastatique

Bien que moins fréquente que le cancer de la prostate, le cancer du testicule peut également nécessiter une orchidectomie bilatérale. Dans ce cas, l'intervention s'inscrit dans un traitement multimodal, associant chirurgie d'ablation des testicules, chimiothérapie et radiothérapie. L'ablation du testicule atteint est une étape cruciale pour enlever la source principale de la maladie, contribuant à la suppression androgénique.

Dans un premier temps, une orchidectomie unilatérale est réalisée si un seul testicule est touché. Cependant, dans certains cas de métastases, une orchidectomie controlatérale peut être envisagée pour réduire la charge tumorale et faciliter l'efficacité des autres traitements, impactant positivement la santé masculine. Il est prouvé que le retrait des testicules diminue de 70% la vitesse de propagation des métastases dans l'organisme, améliorant les chances de survie et de bien-être. Le taux de survie à 5 ans pour les cancers du testicule métastatiques traités par orchidectomie et chimiothérapie est d'environ 80%.

Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) sévère

L'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), ou augmentation du volume de la prostate, est une affection fréquente chez les hommes âgés. Dans la plupart des cas, l'HBP peut être traitée par des médicaments ou par des interventions chirurgicales moins invasives. Cependant, dans des situations très rares d'HBP sévère et résistante aux autres traitements, l'orchidectomie bilatérale peut être envisagée comme une solution ultime pour la suppression androgénique.

Il est important de souligner que l'orchidectomie n'est pas un traitement de première intention pour l'HBP et qu'elle est généralement réservée aux patients inopérables ou présentant des contre-indications aux autres traitements. Environ 1 % des patients atteints d'HBP peuvent être concernés par cette option. Elle permet de réduire le volume de la prostate en diminuant la production de testostérone, mais elle entraîne également les effets secondaires liés à la castration, impactant le bien-être masculin. En effet, on observe une diminution du volume de la prostate de 40% dans les six mois suivant l'opération, réduisant les symptômes urinaires. La pression urétrale diminue d'environ 30% après l'orchidectomie pour HBP.

Voici une comparaison des traitements pour l'HBP:

  • Médicaments (alpha-bloquants, inhibiteurs de la 5-alpha réductase) : Avantages - Non invasif, amélioration des symptômes urinaires modérés. Inconvénients - Effets secondaires (baisse de libido, troubles de l'éjaculation), coût à long terme. Taux de succès - Variable selon les patients, amélioration des symptômes chez environ 60% des patients.
  • Chirurgie (résection transurétrale de la prostate - TURP, laser) : Avantages - Amélioration significative des symptômes, intervention unique. Inconvénients - Risques liés à la chirurgie (saignements, infections, incontinence), coût élevé. Taux de succès - Élevé (80-90%), amélioration durable des symptômes.
  • Orchidectomie : Avantages - Réduction importante du volume de la prostate, solution permanente. Inconvénients - Irréversible, effets secondaires importants (baisse de libido, ostéoporose, bouffées de chaleur), impact psychologique. Taux de succès - Élevé pour la réduction du volume, mais faible acceptabilité en raison des effets secondaires.

Pathologies rares

Dans certains cas, l'orchidectomie bilatérale peut être envisagée pour traiter des pathologies rares liées aux hormones sexuelles. Par exemple, les syndromes de sensibilité réduite aux androgènes, où le corps ne réagit pas normalement à la testostérone, peuvent parfois justifier cette intervention pour une suppression androgénique. C'est le cas d'environ 1 homme sur 20000 naissances.

Les tumeurs testiculaires rares peuvent également nécessiter une orchidectomie bilatérale si elles sont agressives ou si elles produisent des hormones en excès, affectant la santé masculine. Chaque situation est unique et nécessite une évaluation approfondie par une équipe médicale spécialisée, en tenant compte du bien-être du patient.

Traitement hormonal dans le cadre de la transition de genre (homme vers femme)

L'orchidectomie bilatérale joue un rôle important dans le parcours de transition de genre des hommes vers les femmes. En réduisant la production d'hormones masculines, elle contribue à féminiser le corps et à atténuer les caractéristiques masculines. Elle permet également de diminuer les doses d'hormones féminisantes.

Le parcours typique de transition comprend généralement une hormonothérapie, suivie d'interventions chirurgicales pour modifier les caractéristiques physiques. L'orchidectomie est souvent réalisée après une période d'hormonothérapie, lorsque la personne transgenre souhaite réduire davantage la production de testostérone et éviter la prise continue de médicaments. En France, près de 60% des femmes transgenres optent pour cette opération d'ablation testiculaire, améliorant significativement leur qualité de vie. L'enquête "TransSanté" a montré une augmentation de la satisfaction corporelle de 75% après la chirurgie.

Pour Sarah, une femme transgenre ayant subi une orchidectomie, l'intervention a été une étape clé dans son parcours. "Après des années de dysphorie de genre, l'orchidectomie m'a permis de me sentir enfin en accord avec mon corps. C'était une libération", témoigne-t-elle anonymement, soulignant l'impact positif sur son bien-être.

Cas très rares d'auto-castration

Il est important d'aborder avec délicatesse le sujet très sensible de l'auto-castration. Dans des cas extrêmement rares, des personnes peuvent s'automutiler en retirant leurs testicules. Il s'agit d'une situation complexe qui témoigne souvent de troubles psychiatriques sous-jacents et qui nécessite une prise en charge médicale et psychologique urgente, afin de préserver la santé mentale.

La procédure chirurgicale de l'orchidectomie bilatérale

L'orchidectomie bilatérale est une intervention chirurgicale relativement simple et rapide. Comprendre les étapes de la procédure d'ablation des testicules, de la préparation préopératoire aux suites postopératoires, permet de mieux appréhender le processus et de réduire l'anxiété liée à l'opération, améliorant le bien-être du patient.

Préparation préopératoire

La préparation à l'orchidectomie bilatérale comprend plusieurs étapes. Tout d'abord, une consultation avec le chirurgien urologue et l'anesthésiste est indispensable pour évaluer l'état de santé du patient, expliquer la procédure et répondre à toutes les questions concernant cette ablation testiculaire. Des examens préopératoires, tels qu'un bilan sanguin et un électrocardiogramme (ECG), sont également réalisés pour s'assurer que le patient est apte à subir l'intervention. Le patient est informé des risques et des complications potentielles, ainsi que des consignes à suivre avant l'opération. Il est généralement demandé au patient de jeûner pendant les heures précédant l'intervention et de préparer la peau de la zone opératoire avec une solution antiseptique.

Techniques chirurgicales

Il existe deux principales techniques chirurgicales pour réaliser une orchidectomie bilatérale : l'incision scrotale et l'incision inguinale. L'incision scrotale, pratiquée au niveau du scrotum, est plus simple et moins invasive, mais elle présente un risque plus élevé d'infection. L'incision inguinale, réalisée au niveau de l'aine, permet un meilleur contrôle des vaisseaux sanguins et du canal déférent, mais elle est plus complexe et peut entraîner des douleurs postopératoires plus importantes. Dans environ 80% des cas, c'est l'incision scrotale qui est privilégiée en raison de sa simplicité et de son temps de récupération plus court. La durée moyenne de l'intervention est d'environ 30 à 45 minutes.

Quelle que soit la technique utilisée pour cette ablation testiculaire, la procédure consiste à ligaturer les vaisseaux sanguins et le canal déférent qui alimentent chaque testicule, puis à procéder à l'ablation des testicules. Une fois les testicules retirés, le chirurgien peut proposer la pose d'une prothèse testiculaire. La pose d'une prothèse testiculaire est une option personnelle qui permet de maintenir une apparence esthétique normale et d'atténuer le sentiment de perte, contribuant au bien-être psychologique. Cependant, elle présente également des inconvénients, tels que le risque de complications (infection, déplacement) et le coût supplémentaire. Le coût d'une prothèse testiculaire varie entre 1500 et 3000 euros.

Anesthésie

L'orchidectomie bilatérale peut être réalisée sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale avec sédation. L'anesthésie générale permet au patient de dormir pendant toute la durée de l'intervention, tandis que l'anesthésie locale avec sédation permet de rester éveillé, mais détendu et sans douleur. Le choix du type d'anesthésie dépend de l'état de santé du patient, de ses préférences et de l'avis du chirurgien urologue et de l'anesthésiste.

Suites postopératoires

Après l'opération d'ablation testiculaire, le patient est surveillé en salle de réveil pendant quelques heures. La gestion de la douleur est une priorité, et des antalgiques sont prescrits pour soulager les douleurs postopératoires. Des soins de la plaie sont nécessaires pour prévenir les infections. La durée d'hospitalisation est généralement courte, de un à deux jours. Le patient reçoit des recommandations pour la convalescence, notamment du repos, des restrictions d'activité physique (éviter de soulever des charges lourdes pendant 4 à 6 semaines) et des consignes d'hygiène. La plupart des patients peuvent reprendre leurs activités normales après quelques semaines. Le taux de complications post-opératoires est d'environ 5%.

Conséquences de l'orchidectomie bilatérale

L'orchidectomie bilatérale entraîne des conséquences importantes sur le plan physique et psychologique, en raison de la suppression de la production de testostérone. Il est essentiel de connaître ces conséquences liées à cette ablation testiculaire pour se préparer au mieux et mettre en place des stratégies d'adaptation, préservant la santé masculine et le bien-être.

Impacts physiques

La diminution drastique du taux de testostérone a de nombreux impacts sur le corps. La libido et la fonction érectile peuvent être affectées, la masse musculaire diminue d'environ 10 à 15%, la densité osseuse diminue, augmentant le risque d'ostéoporose, la pilosité diminue, et la production de spermatozoïdes est stoppée (infertilité irréversible). Chaque patient réagit différemment à la baisse de testostérone, et l'intensité des symptômes varie d'une personne à l'autre. Le taux de testostérone chute en moyenne de 95% après l'intervention.

Les bouffées de chaleur sont un effet secondaire fréquent, touchant jusqu'à 80% des patients. Elles sont dues à un dérèglement du système de thermorégulation du corps. Des traitements médicamenteux (antidépresseurs, clonidine) et des techniques de relaxation peuvent aider à atténuer les bouffées de chaleur. Il est recommandé de porter des vêtements amples et légers, et d'éviter les situations stressantes.

L'ostéoporose, ou fragilisation des os, est une autre conséquence à long terme de la baisse de testostérone. Pour prévenir l'ostéoporose, il est important de consommer suffisamment de calcium (1200 mg par jour) et de vitamine D (800 UI par jour), de pratiquer une activité physique régulière (exercices de mise en charge) et d'éviter le tabac et l'alcool. La prise de compléments alimentaires peut être envisagée avec l'avis d'un médecin.

La prise de poids est également fréquente après une orchidectomie bilatérale. La baisse de testostérone entraîne une diminution du métabolisme de base, ce qui favorise l'accumulation de graisse, impactant le bien-être. Pour contrôler son poids, il est important d'adopter une alimentation saine et équilibrée, riche en fruits, légumes et protéines, et de pratiquer une activité physique régulière (cardio et musculation). Une réduction de l'apport calorique d'environ 200 à 300 calories par jour est souvent recommandée.

La fatigue est un autre symptôme fréquent, souvent lié à la baisse de testostérone et aux autres effets secondaires. Pour gérer la fatigue chronique, il est important de bien dormir (7 à 8 heures par nuit), de gérer son stress (techniques de relaxation, méditation) et de pratiquer une activité physique modérée. Le fer est également à surveiller.

Impacts psychologiques

L'orchidectomie bilatérale peut avoir un impact important sur le moral et le bien-être psychologique. Le sentiment de perte est fréquent, en particulier si l'intervention est liée à un cancer. Il est important de reconnaître et d'accepter ces émotions et de demander de l'aide si nécessaire, afin de maintenir la santé mentale.

L'image corporelle et la sexualité peuvent également être affectées. La perte des testicules peut entraîner un sentiment de démasculinisation et affecter la confiance en soi. Il est important de discuter de ces préoccupations avec son partenaire et son médecin. La pose de prothèses testiculaires peut être une option pour améliorer l'image corporelle et contribuer au bien-être. Il est également possible d'envisager des traitements hormonaux pour compenser la baisse de testostérone et améliorer la libido et la fonction érectile. La thérapie sexuelle peut être bénéfique dans environ 70% des cas.

La dépression et l'anxiété sont des problèmes courants après une orchidectomie bilatérale. Il est important de reconnaître les signes de la dépression et de l'anxiété et de consulter un professionnel de la santé mentale si nécessaire. La thérapie individuelle ou de groupe peut être utile pour faire face à ces difficultés. Les antidépresseurs peuvent être prescrits dans environ 30% des cas.

L'orchidectomie peut avoir un impact sur les relations interpersonnelles, en particulier avec le partenaire et la famille. Il est important de communiquer ouvertement avec ses proches et de les impliquer dans le processus de guérison. Le soutien des proches est essentiel pour surmonter les difficultés, en préservant la santé mentale.

Voici une liste de ressources utiles :

  • Associations de patients atteints de cancer de la prostate ou du testicule (ex: Ligue contre le cancer, Association Française d'Urologie).
  • Groupes de soutien pour les personnes ayant subi une orchidectomie (ex: forums de discussion en ligne, associations locales).
  • Professionnels de la santé mentale (psychologues, psychiatres, sexologues spécialisés dans les troubles liés à la sexualité et à l'image corporelle).
  • Centres de lutte contre le cancer.

Alternatives à l'orchidectomie bilatérale

L'orchidectomie bilatérale n'est pas toujours la seule option thérapeutique pour la suppression androgénique. Dans de nombreux cas, des alternatives existent et peuvent être envisagées en fonction de la situation médicale et des préférences du patient, tout en veillant à la santé masculine.

Traitements hormonaux (médicamenteux)

Les traitements hormonaux constituent une alternative à l'orchidectomie pour supprimer la production de testostérone. Les agonistes et les antagonistes de la LH-RH agissent en bloquant la production de testostérone par les testicules. Ils présentent l'avantage d'être réversibles, mais ils nécessitent une administration régulière (injections ou implants) et peuvent entraîner des effets secondaires similaires à ceux de l'orchidectomie. On considère que 90% des patients sous traitement hormonal notent une diminution du cancer de la prostate. Les anti-androgènes agissent en bloquant l'action de la testostérone sur les cellules cancéreuses. Ils peuvent être utilisés seuls ou en association avec les agonistes de la LH-RH. Le coût annuel des traitements hormonaux varie entre 5000 et 10000 euros.

Radiothérapie

Dans certains cas de cancer de la prostate, la radiothérapie peut être une alternative à l'orchidectomie pour réduire la production de testostérone. La radiothérapie consiste à irradier les testicules pour détruire les cellules qui produisent la testostérone. Cette option est moins invasive que la chirurgie d'ablation testiculaire, mais elle peut entraîner des effets secondaires, tels que la fatigue et des problèmes de peau. L'efficacité de la radiothérapie pour la suppression androgénique est d'environ 70%.

Chirurgie conservatrice

Dans certains cas de tumeurs testiculaires, il est possible de réaliser une chirurgie conservatrice, consistant à enlever uniquement la tumeur et à préserver le reste du testicule. Cette option permet de maintenir la production de testostérone et de préserver la fertilité. Cependant, elle n'est pas toujours possible, en fonction de la taille et de la localisation de la tumeur. Environ 60% des tumeurs testiculaires sont opérables par chirurgie conservatrice.

Surveillance active

Pour certains cancers de la prostate à faible risque, une surveillance active peut être envisagée. Cette approche consiste à surveiller attentivement l'évolution du cancer sans recourir immédiatement à un traitement. Si le cancer progresse, un traitement hormonal ou une orchidectomie peuvent être envisagés. Environ 30% des cancers de la prostate à faible risque ne nécessitent aucun traitement immédiat.

Il est important de souligner que le choix du traitement doit être individualisé et basé sur une discussion approfondie avec le médecin urologue. Chaque patient est unique, et la meilleure option thérapeutique dépend de nombreux facteurs, tels que l'âge, l'état de santé général, le type de cancer, le stade de la maladie et les préférences personnelles, en privilégiant toujours la santé masculine et le bien-être.

Vivre après une orchidectomie bilatérale

Vivre après une orchidectomie bilatérale nécessite une adaptation et une prise en charge globale. Il est important de prendre soin de sa santé physique et mentale, de maintenir une vie sociale active et de chercher du soutien si nécessaire, pour une bonne santé masculine.

Traitement hormonal substitutif (THS)

Le traitement hormonal substitutif (THS) consiste à prendre des hormones (généralement de la testostérone) pour compenser la baisse de production hormonale après l'orchidectomie. Le THS peut améliorer la libido, la fonction érectile, la masse musculaire, la densité osseuse et le moral. Cependant, il présente également des inconvénients, tels que le risque de complications cardiovasculaires (rare) et de cancer de la prostate (surveillance accrue). Un suivi médical régulier est nécessaire pour surveiller les effets secondaires et ajuster les doses. Le THS est bénéfique pour environ 80% des patients, améliorant leur qualité de vie.

Prothèses testiculaires

La pose de prothèses testiculaires est une option pour améliorer l'aspect esthétique et l'image corporelle après une orchidectomie. Les prothèses sont fabriquées en silicone et sont disponibles en différentes tailles et formes. L'intervention chirurgicale pour poser les prothèses est relativement simple et rapide. Cependant, il existe un risque de complications, telles que l'infection (2 à 3%) et le déplacement des prothèses. Environ 50% des patients optent pour la pose de prothèses testiculaires.

Importance du soutien psychologique et social

Le soutien psychologique et social est essentiel pour faire face aux défis émotionnels et relationnels après une orchidectomie. La thérapie individuelle ou de couple peut aider à surmonter les difficultés liées à l'image corporelle, à la sexualité et aux relations interpersonnelles. Les groupes de soutien offrent un espace d'échange et de partage avec d'autres personnes vivant des expériences similaires. Il est important de communiquer ouvertement avec ses proches et de chercher du soutien auprès de sa famille et de ses amis, pour une meilleure santé mentale.

Maintien d'une vie saine

Le maintien d'une vie saine est essentiel pour améliorer la qualité de vie après une orchidectomie. Une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes, protéines et calcium, est importante pour maintenir une bonne santé osseuse et musculaire. L'exercice physique régulier aide à contrôler le poids, à améliorer la force musculaire, à réduire la fatigue et à améliorer le moral. La gestion du stress, par des techniques de relaxation ou de méditation, peut aider à réduire l'anxiété et à améliorer le sommeil. Il est recommandé de pratiquer au moins 150 minutes d'activité physique d'intensité modérée par semaine.

Vie sexuelle

L'orchidectomie peut avoir un impact sur la vie sexuelle, en raison de la baisse de testostérone. Il existe des options pour améliorer la fonction érectile, telles que les médicaments (inhibiteurs de la PDE5), les injections (prostaglandines) et les implants péniens. Il est important de discuter de ces options avec son médecin. La communication et l'intimité sont essentielles pour maintenir une vie sexuelle épanouie. La thérapie de couple peut être utile pour résoudre les problèmes relationnels liés à la sexualité.

  • Comment gérer les bouffées de chaleur ? Portez des vêtements amples et légers, évitez les boissons chaudes et épicées, pratiquez des techniques de relaxation (respiration profonde, yoga, méditation).
  • Comment maintenir une bonne densité osseuse ? Consommez suffisamment de calcium et de vitamine D, pratiquez une activité physique régulière (exercices de mise en charge), évitez le tabac et l'alcool.
  • Comment retrouver une vie sexuelle épanouie ? Discutez de vos préoccupations avec votre partenaire, explorez de nouvelles formes d'intimité (caresses, massages), envisagez des traitements pour améliorer la fonction érectile (médicaments, injections, implants).

L'orchidectomie bilatérale, bien que pouvant paraître intimidante, représente une solution thérapeutique valable dans certaines situations médicales. Ses indications sont précises, allant du traitement de cancers avancés à la prise en charge de pathologies hormonales spécifiques. La procédure chirurgicale d'ablation testiculaire est bien maîtrisée et les alternatives thérapeutiques, comme les traitements hormonaux, existent. Il est crucial de comprendre que si cette intervention entraîne des conséquences notables sur le plan physique et psychologique, des solutions existent pour améliorer la qualité de vie après une orchidectomie bilatérale, favorisant la santé masculine.

Un suivi médical régulier est indispensable pour surveiller les effets secondaires, ajuster le traitement hormonal si nécessaire et bénéficier d'un accompagnement psychologique adapté. Il est donc essentiel que chaque patient discute ouvertement de ses options de traitement avec son médecin urologue, afin de prendre une décision éclairée en fonction de sa situation personnelle, en préservant son bien-être et sa santé masculine.

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